La Combe aux Frênes Bouviers bernois · Haut-Doubs

L'élevage

Une ferme, une famille, et des bernois depuis bientôt vingt ans.

La Combe aux Frênes, c'est d'abord une maison : la ferme comtoise où j'ai grandi, au lieu-dit Les Essarts, sur la commune des Gras, entre Morteau et la frontière suisse. C'est là que je vis avec Rémi, mon mari, nos enfants Jeanne et Baptiste, et nos quatre bouviers bernois.

Claire Vuillemin, éleveuse, accroupie contre Tonnerre devant la porte de la ferme, sourire naturel
Moi et Tonnerre, devant la porte de la grange. Photo de Jeanne, notre fille.

Notre histoire

Tout a commencé par un chien de famille.

En 2009, nous avons accueilli Vasco, notre premier bouvier bernois. Ce n'était pas un chien d'élevage, juste le chien de la maison : celui qui accompagnait les enfants à l'arrêt du car et qui dormait sous la table pendant les repas. Vasco est resté dix ans. C'est lui qui a tout déclenché.

En 2016, j'ai quitté mon poste d'aide-soignante à l'hôpital de Pontarlier, à mi-temps d'abord, pour me former sérieusement : certificat de capacité, ACACED, stages chez deux élevages que j'admirais, des heures de lecture sur la génétique de la race. L'affixe « de la Combe aux Frênes » a été enregistré à la Société Centrale Canine en 2017, l'année où Nougatine, notre chienne fondatrice, est arrivée de Savoie.

Notre première portée est née en 2018, dans la cuisine, là où naissent toutes les autres depuis. Huit ans plus tard, nous élevons toujours pareil : à petite échelle, dans la maison, avec l'idée que chaque chiot qui part d'ici emporte un morceau de la ferme avec lui.

Pour situer notre élevage bouvier bernois, lisez aussi les fiches de nos chiens, la page chiots bouvier bernois et les tests de santé des reproducteurs.

Ferme comtoise traditionnelle au toit large, façade en tavaillons, prés et sapins autour, deux bouviers bernois devant
La ferme des Essarts, construite en 1834. Le toit descend bas, comme partout dans le Haut-Doubs.

Le cadre de vie

Mille mètres d'altitude, des prés, des sapins.

La ferme est posée à flanc de combe, à 1 020 mètres. Autour : trois hectares de prés que nous louons à un voisin pour ses montbéliardes, la forêt du Risoux à vingt minutes, et l'hiver, de la neige de novembre à mars. Un pays fait pour les bouviers bernois, qui sont nés pour ça : le froid, la pente, le travail tranquille.

Rémi travaille à la fruitière à comté de Morteau. Le fourgon qui part à cinq heures, les meules qu'on rapporte parfois à la maison, l'odeur de la cave d'affinage sur ses vêtements : nos chiens connaissent tout ça par cœur. C'est aussi ça, leur socialisation.

Au quotidien

La maison leur appartient autant qu'à nous.

Le matin, les chiens sortent avec moi pour le tour des prés, une heure, par tous les temps. La journée, ils suivent : la cuisine quand je cuisine, le bureau quand je fais les papiers, le jardin quand les enfants y sont. Le soir, chacun a sa place, et Tonnerre a la sienne devant la cheminée, qu'il ne négocie avec personne.

Quand une portée est là, tout s'organise autour d'elle. La caisse de mise bas est dans la cuisine, le parc à chiots dans l'ancienne chambre du bas, avec une porte sur le jardin. Les chiots entendent la vie de la maison du premier au dernier jour.

Nous partons aussi marcher, beaucoup. Le Mont Châteleu, les gorges du Doubs, le lac des Taillères côté suisse. Un bernois bien promené est un bernois heureux, et les nôtres le sont.

Tonnerre, bouvier bernois, profondément endormi devant la cheminée en pierre du salon, lumière chaude du feu
La place de Tonnerre. Personne ne discute.
Jeanne et Baptiste assis dans l'herbe du jardin, trois chiots bouviers bernois sur leurs genoux
Jeanne, Baptiste, et trois chiots de la portée d'avril. Personne ne voulait rentrer.

Nos engagements

Ce que nous nous imposons, portée après portée.

  1. Deux portées par an, maximum

    Souvent une seule. Une portée demande deux mois à temps plein, et nous refusons de faire ça à la chaîne. Nos lices ont au minimum quatorze mois de repos entre deux portées, et leur dernière portée bien avant leurs huit ans.

  2. Des mariages réfléchis, jamais de facilité

    Dysplasie, indice histiocytose, tempérament, consanguinité : chaque mariage est construit sur les résultats des deux parents, pas sur le mâle disponible le plus proche. Quand il faut traverser la France ou la frontière pour une saillie, on le fait.

  3. La transparence totale sur la santé

    Tous les résultats de nos chiens sont publiés sur leur fiche : lectures officielles de dysplasie, tests ADN, cotations. Et nous parlons franchement de la longévité de la race, parce que les familles méritent la vérité.

  4. Un suivi pour la vie du chien

    Les familles de nos chiots ont mon numéro. Pour une question de croissance à trois mois ou un coup dur dix ans plus tard. Et si un jour une famille ne peut plus garder son chien, il revient ici, c'est écrit dans le contrat.

Les dates qui comptent

2009

Vasco arrive à la ferme. Premier bernois, premier amour de la race.

2017

Affixe « de la Combe aux Frênes » enregistré à la SCC. Nougatine arrive de Savoie.

2018

Première portée, dans la cuisine. Six chiots, six familles qu'on connaît encore.

2021

Naissance de Sève à la maison, fille de Nougatine. Elle restera.

2024

Tonnerre obtient son Excellent 1er à la Nationale d'élevage. Vouivre arrive du Lomont.

2026

Portée d'avril : sept chiots, la dernière de Sève. Une page se tourne doucement.

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